Autres engins · Bateaux & nautisme

Le Belem

l’histoire du célèbre trois-mâts français

Navire de commerce, yacht de luxe puis navire-école : le parcours d’un voilier qui traverse les époques, et comment le rencontrer aujourd’hui.

Un grand voilier traditionnel à coque blanche, toutes voiles dehors en pleine mer.
Réponse rapide

Le Belem est un trois-mâts barque français lancé en 1896 à Nantes, souvent présenté comme le dernier grand voilier de commerce de sa génération encore en navigation. Tour à tour navire marchand puis yacht de luxe, il est aujourd’hui un navire-école classé monument historique, que l’on peut voir lors de ses escales ou à bord duquel on peut embarquer.

  • Un trois-mâts barque de 1896 : lancé à Nantes, plus que centenaire.
  • Trois vies : navire de commerce, yacht de luxe, puis navire-école.
  • Monument historique navigant : un témoin rare de la marine à voile.
  • On peut le rencontrer : escales, visites à bord et embarquements.

Peu de bateaux racontent une histoire aussi dense que le Belem. Ce grand voilier reconnaissable à ses trois mâts traverse les époques depuis la fin du XIXe siècle. Navire de commerce, puis yacht de milliardaire, il est aujourd’hui un navire-école que l’on croise dans les ports français, et même un bateau sur lequel on peut embarquer.

Le Belem

quel bateau se cache derrière ce nom ?

Le Belem est un trois-mâts barque, c’est-à-dire un grand voilier à coque longue gréé de trois mâts. Il a été lancé en 1896 à Nantes, dans les chantiers Dubigeon, à une époque où la voile commerciale vivait ses dernières grandes années face à la vapeur.

Sa particularité tient à sa longévité. Beaucoup de ses contemporains ont disparu, victimes des naufrages, de la ferraille ou du temps. Lui a survécu, au point d’être souvent présenté comme le dernier grand trois-mâts barque français de cette génération encore en navigation. Son nom vient de Belém, la ville et le port du nord du Brésil avec lesquels il commerçait à ses débuts.

Une histoire mouvementée, du commerce au yacht de luxe

La vie du Belem se lit comme une succession d’époques, chacune lui donnant un visage différent.

  1. 1896 — Un navire de commerce

    Construit à Nantes, il transporte des marchandises entre l’Europe et l’Amérique du Sud, notamment du cacao et du sucre, au fil de longues traversées de l’Atlantique.

  2. Début du XXe siècle — Un yacht de luxe

    Racheté par de riches propriétaires britanniques — on cite le duc de Westminster, puis la famille Guinness —, il est transformé en yacht de plaisance et passe sous pavillon étranger.

  3. Fin des années 1970 — Le retour en France

    Racheté et restauré grâce à une fondation, il revient au pays. C’est le début de sa troisième vie, celle qu’on lui connaît aujourd’hui.

  4. Aujourd’hui — Un navire-école

    Classé monument historique, il accueille à son bord des équipages d’apprentissage et continue de naviguer, ouvert au public.

Pourquoi le Belem est devenu une icône

Plusieurs éléments expliquent l’aura du navire. Son ancienneté et son état de conservation en font un témoin rare de la marine à voile, ce qui lui a valu d’être classé monument historique. Naviguer encore, plus d’un siècle après son lancement, n’a rien d’évident pour un bateau de cette taille.

Sa vocation actuelle compte tout autant. Devenu navire-école, il accueille des passagers qui apprennent la manœuvre, la vie à bord et le travail collectif, sous la conduite d’un équipage professionnel. Cette mission de transmission, ouverte au public, l’a sorti du statut de simple relique pour en faire un bateau bien vivant.

Sa notoriété a encore grandi avec son rôle d’escorte de la flamme olympique jusqu’à Marseille, en 2024. L’image du vieux gréement remontant vers les côtes françaises avec la flamme à son bord a marqué les esprits et rappelé que ce navire n’appartient pas seulement au passé.

Voir le Belem ou embarquer à son bord

Bonne nouvelle pour les curieux : le Belem n’est pas un bateau de musée figé à quai. Il navigue et fait escale dans différents ports français au fil de la saison. Trois manières de le rencontrer se présentent selon l’envie et le temps qu’on y consacre.

Lors des escales

Le navire s’arrête dans plusieurs ports au cours de l’année et se laisse admirer depuis les quais. Repérer ses escales à l’avance reste la façon la plus simple de l’apercevoir.

En visite à bord

Lors de certaines escales, des visites permettent de découvrir le pont, le gréement et les aménagements. Les dates et conditions varient d’un port à l’autre.

En embarquant

Il est possible d’embarquer comme passager pour une étape entre deux ports, en participant à la vie du bord. Aucune expérience n’est exigée, seulement l’envie de mettre la main à la pâte.

Qu’est-ce que le Belem ?

Le Belem est un trois-mâts barque, un grand voilier à coque longue gréé de trois mâts, lancé en 1896 à Nantes. Il est souvent décrit comme le dernier grand trois-mâts barque français de sa génération encore en navigation.

Quel âge a le Belem ?

Il a été lancé en 1896, ce qui en fait un navire plus que centenaire. Sa longévité, rare pour un voilier de cette taille, explique en grande partie son statut de témoin de la marine à voile et son classement comme monument historique.

Pourquoi le Belem est-il célèbre ?

Pour son ancienneté et son état de conservation, qui en font un monument historique navigant, et pour sa vocation de navire-école ouverte au public. Sa notoriété a encore grandi en 2024, lorsqu’il a escorté la flamme olympique jusqu’à Marseille.

Peut-on naviguer ou monter à bord du Belem ?

Oui. Le navire fait escale dans des ports français et propose, selon les lieux, des visites à bord. Il est aussi possible d’embarquer comme passager pour une navigation entre deux ports, en participant à la vie du bord, sans expérience préalable exigée.

Le Belem est-il classé monument historique ?

Oui. Son ancienneté et son état de conservation en font un témoin rare de la marine à voile, ce qui lui a valu ce classement. Fait rare, il continue de naviguer : c’est un monument historique qui prend la mer, et non une pièce de musée immobile.

Le Belem a ce don rare de relier les époques : un siècle de mers traversées, de propriétaires et de missions, sans jamais quitter l’eau pour de bon. Le voir passer dans un port, ou mieux, hisser une voile à son bord, c’est toucher du doigt une histoire qui continue de s’écrire au vent.