Auto-Sport Willy
ce qu’est devenue l’enseigne du tuning
Reprise en 2018, changement d’enseigne en 2019, fermeture du magasin de Dottignies en 2020 : la trajectoire d’un magasin devenu introuvable, et où acheter aujourd’hui.
Auto-Sport Willy n’existe plus sous ce nom. Fondée à Mouscron par Willy Vaernewyck, spécialisée dans les pièces détachées et les accessoires de personnalisation, l’enseigne a été reprise en 2018 par LKQ Belgium. Ses trois magasins de Wallonie picarde sont passés sous enseigne LKQ en juin 2019, puis le magasin de Dottignies a fermé le 30 avril 2020, avec l’abandon de l’activité tuning. Les fiches d’annuaires encore en ligne ne reflètent pas cette situation.
- 2018 : reprise par LKQ Belgium, filiale d’un groupe américain de pièces détachées.
- Juin 2019 : les trois magasins passent sous enseigne LKQ.
- 30 avril 2020 : fermeture du magasin de Dottignies, fin de l’activité tuning.
- Aujourd’hui : le service aux professionnels continue dans le réseau LKQ.
Auto-Sport Willy aujourd’hui
ce qu’il faut savoir avant de se déplacer
L’enseigne n’existe plus sous ce nom. Les trois magasins de Wallonie picarde sont passés sous la bannière LKQ en juin 2019, après le rachat de la société par la filiale belge de ce groupe américain de pièces détachées. Moins d’un an plus tard, le 30 avril 2020, le magasin de Dottignies, rue Jules Vantieghem, a fermé ses portes et l’activité tuning a été abandonnée.
Cette précision a son utilité, parce que la recherche du nom ramène encore quantité de fiches d’annuaires en ligne, avec adresse, numéro de téléphone et horaires d’ouverture affichés comme si de rien n’était. Ces pages se recopient les unes les autres et ne sont presque jamais mises à jour. Une adresse circule ainsi dans la zone commerciale frontalière, côté Neuville-en-Ferrain : aucune source publique ne permet de confirmer qu’une activité s’y poursuit, et cet article ne tranche pas la question.
Le réflexe reste celui de n’importe quel commerce trouvé en ligne : un appel avant de prendre la route évite un déplacement pour rien.
Une enseigne née du tuning en Wallonie picarde
Auto-Sport Willy est né à Mouscron, fondé par Willy Vaernewyck. Le magasin s’est fait un nom sur un créneau précis : les pièces détachées, mais surtout les accessoires de personnalisation, à une époque où le tuning était une pratique de masse et où l’on venait chercher en rayon des jantes, des éclairages, des kits carrosserie et tout ce qui permettait de transformer une voiture de série.
La clientèle dépassait largement la frontière. Située à quelques kilomètres du nord de la France, l’enseigne attirait autant les habitants du Hainaut que ceux de la métropole lilloise, dans une zone où le passage d’un pays à l’autre relève de la routine.
L’entreprise a grandi avec ce succès. Deux points de vente complétaient l’implantation, l’un chaussée de Tournai à Ath, l’autre chaussée de Bruxelles à Tournai. Et en 2015, un magasin de grande surface a ouvert à Dottignies, à proximité immédiate de Famiflora, dans un secteur commercial déjà très fréquenté. La surface disponible permettait alors d’exposer en rayon des gammes entières d’accessoires, ce qu’aucun point de vente de quartier ne pouvait faire.
Le rachat par LKQ, puis l’arrêt
Willy Vaernewyck disparaît brutalement en janvier 2018. La même année, sans que le lien entre les deux événements ait été rendu public, la société est reprise par LKQ Belgium, filiale d’un groupe américain devenu par acquisitions successives l’un des principaux distributeurs de pièces détachées en Europe. Le nom de l’enseigne survit d’abord.
En juin 2019, les trois magasins ferment un vendredi et un samedi, le temps du changement d’enseigne, et rouvrent le lundi sous les couleurs de LKQ. Le repreneur ne s’en cache pas : sa priorité va à la vente aux professionnels et aux pièces d’origine, pas au commerce de détail orienté accessoires qui faisait l’identité d’Auto-Sport Willy.
Le 30 avril 2020, la fin est actée pour le magasin de Dottignies. Les ventes de pièces au détail reculaient depuis plusieurs mois, avant même la crise sanitaire, et l’activité accessoires ne correspondait plus à la stratégie du groupe. Des licenciements sont annoncés le matin même, sans que le nombre exact ait été rendu public. Le service aux professionnels, lui, se poursuit dans le réseau LKQ.
Pourquoi les magasins de tuning ont reculé
Plusieurs mouvements de fond ont fragilisé le modèle du grand magasin d’accessoires, et le cas de Dottignies les illustre tous.
Le premier est évident : la vente en ligne. Un accessoire de personnalisation est un produit standard, référencé par modèle de véhicule, que l’on compare et commande sans avoir besoin de le toucher. C’est exactement le profil de produit que le commerce en ligne absorbe le mieux, avec des catalogues sans limite de surface.
Le deuxième tient aux voitures elles-mêmes. Les véhicules récents sont plus difficiles à modifier : électronique embarquée omniprésente, pièces liées entre elles, éclairages intégrés au design, pare-chocs porteurs de capteurs. Là où l’on remplaçait un phare en une soirée, une intervention touche aujourd’hui à des calculateurs.
Le troisième est réglementaire. Les contrôles se sont resserrés sur les modifications visibles, en particulier l’éclairage, la hauteur de caisse et le bruit d’échappement. Beaucoup de transformations autrefois banales exposent désormais à une contre-visite.
Reste un facteur générationnel. Le tuning des années 1990 et 2000 était une culture de rassemblements et de magasins, un loisir de sortie autant qu’un achat. Cette culture ne s’est pas éteinte, mais elle s’est déplacée vers des communautés en ligne et vers des préparations plus pointues, reprogrammation moteur, freinage, suspension pilotée, généralement confiées à des ateliers spécialisés.
Où acheter pièces et accessoires aujourd’hui
Trois canaux se partagent la demande, avec des logiques différentes et des usages qui ne se recoupent qu’en partie.
Distributeurs et centres auto
Le bon réflexe pour une pièce d’usure, un équipement banal ou un achat à faire poser sur place, avec un conseil en magasin. Le catalogue de personnalisation, en revanche, s’y est nettement réduit.
Spécialistes en ligne
Ils ont hérité de l’essentiel du marché des accessoires, avec un choix considérable. À réserver aux achats où l’on connaît précisément sa référence, et où l’on peut vérifier compatibilité et homologation avant de commander.
Pièces de réemploi
Issues de véhicules hors d’usage démontés par des professionnels agréés, contrôlées et référencées. Imbattables sur un élément de carrosserie, un rétroviseur ou une pièce d’habitacle, avec une couverture dont la durée est précisée à la vente.
Une règle vaut pour les trois canaux : la compatibilité se vérifie sur le modèle, la motorisation et l’année exacte du véhicule, jamais sur la seule marque. Un produit vendu pour un usage circuit, par ailleurs, n’est pas destiné à la route.
Personnaliser sa voiture
ce que dit la réglementation
Le principe est simple : une voiture doit rester conforme à ce qui a été homologué. Les accessoires purement esthétiques et amovibles ne posent aucune difficulté. Dès qu’une modification touche à la sécurité ou aux caractéristiques inscrites sur la carte grise, en revanche, elle relève d’une procédure : c’est le cas des changements de motorisation, des modifications importantes de structure ou de suspension, et de certaines transformations de carrosserie.
| Élément modifié | Ce qui est contrôlé | Le risque |
|---|---|---|
| Éclairage | Homologation, couleur et réglage des feux | Première cause de contre-visite sur les véhicules personnalisés |
| Vitrages avant | Transmission lumineuse du pare-brise et des vitres latérales | Films teintés non conformes régulièrement sanctionnés |
| Échappement | Niveau sonore et présence des dispositifs antipollution | Contre-visite, voire immobilisation en cas de contrôle routier |
| Suspension et structure | Conformité à l’homologation du véhicule | Procédure de réception nécessaire si la modification est notable |
Une modification notable non déclarée peut compliquer sérieusement l’indemnisation en cas de sinistre. Un courrier à son assureur avant les travaux coûte moins cher qu’une discussion après un accident. En cas de doute sur une transformation précise, un centre de contrôle technique ou un atelier spécialisé donnera une réponse fiable, ce qu’un forum ne fera jamais.
La disparition d’Auto-Sport Willy ne signe pas la fin de la personnalisation automobile : elle raconte le passage d’un loisir de rayon à un achat en ligne, plus encadré et plus technique.
Auto-Sport Willy est-il encore ouvert ?
Non, pas sous ce nom. Les trois magasins de Wallonie picarde sont passés sous enseigne LKQ en juin 2019, et le magasin de Dottignies a fermé le 30 avril 2020 avec l’arrêt de l’activité tuning. Les fiches d’annuaires qui affichent encore adresse et horaires ne sont pas mises à jour : mieux vaut appeler avant tout déplacement.
Qui a racheté Auto-Sport Willy ?
LKQ Belgium, filiale du groupe américain LKQ, devenu par acquisitions successives l’un des principaux distributeurs de pièces détachées en Europe. Le rachat est intervenu en 2018, l’année du décès du fondateur Willy Vaernewyck. Le repreneur a orienté l’activité vers la vente aux professionnels et les pièces d’origine, au détriment du commerce d’accessoires.
Où se trouvaient les magasins ?
L’enseigne est née à Mouscron, en Wallonie picarde. Elle comptait un point de vente chaussée de Tournai à Ath et un autre chaussée de Bruxelles à Tournai. Le grand magasin ouvert en 2015 se situait à Dottignies, rue Jules Vantieghem, à proximité de Famiflora, à quelques kilomètres de la frontière française.
Où acheter des accessoires de personnalisation aujourd’hui ?
Trois canaux se partagent le marché : les centres auto pour l’entretien et les accessoires standard, les spécialistes en ligne pour la personnalisation, et les pièces de réemploi issues de véhicules démontés par des professionnels agréés. En ligne, vérifiez systématiquement la compatibilité exacte avec votre modèle et la présence d’une homologation.
Un accessoire peut-il faire recaler ma voiture au contrôle technique ?
Oui, en particulier tout ce qui touche à l’éclairage, aux vitrages avant et à l’échappement. Les feux doivent être homologués, de la bonne couleur et bien réglés ; la transmission lumineuse des vitres avant est encadrée et le niveau sonore contrôlé. Une modification notable doit par ailleurs être déclarée à l’assurance.