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Bateau El Alamein

la péniche-concert de la Seine

Ce qu’est vraiment ce lieu, où il se trouve, son histoire et l’origine de son nom.

Péniches amarrées le long d'un quai de la Seine à Paris, la tour Eiffel en arrière-plan sous un ciel gris.
Réponse rapide

Le bateau El Alamein n’est pas un navire de croisière mais une péniche culturelle amarrée sur la Seine, dans le 13e arrondissement de Paris, près de la Bibliothèque nationale de France. Ancienne péniche de commerce devenue scène au milieu des années 1990, on y vient pour des concerts au plus près des artistes.

  • Une péniche-scène : un lieu de concert posé sur l’eau, pas une croisière.
  • Sur la Seine, 13e : du côté de la BnF et de la passerelle Simone-de-Beauvoir.
  • Concerts et scènes ouvertes : chanson française, open mic, cartes blanches.
  • Un nom de bataille : El Alamein renvoie à l’épisode de 1942.

Un soir d’hiver, quai François-Mauriac, une coque de métal éclairée tranche sur l’eau noire de la Seine. À l’intérieur, une trentaine de personnes, un piano, une voix. Le bateau El Alamein n’est pas un navire de croisière ni un restaurant flottant : c’est une péniche-scène, l’un de ces petits lieux où la chanson française se joue à un mètre du public. On le cherche parfois comme un bateau ; on le trouve comme une salle de concert posée sur l’eau.

Le bateau El Alamein, une péniche pas comme les autres

Le bateau El Alamein est une péniche culturelle amarrée sur la Seine, dans le 13e arrondissement de Paris, du côté de la Bibliothèque nationale de France et de la passerelle Simone-de-Beauvoir. C’est d’abord cela qu’il faut comprendre : le mot « bateau » prête à confusion. On n’y embarque pas pour naviguer, on y descend pour écouter de la musique, assister à une lecture ou prendre un verre au fil de l’eau.

À ne pas confondre

Le bateau El Alamein n’est ni une croisière sur la Seine ni un bateau-mouche. C’est une péniche amarrée à demeure, transformée en scène : on y vient pour un concert ou une soirée, pas pour une promenade fluviale.

D’une péniche de commerce à une scène

Avant d’accueillir des concerts, le bateau a eu une autre vie. C’était une péniche de commerce, de celles qui transportaient des marchandises sur les canaux et les fleuves au milieu du XXe siècle. Sa reconversion en lieu culturel s’est faite plus tard, au milieu des années 1990, lorsqu’il est devenu un espace de rencontres artistiques amarré à demeure.

Cette histoire n’est pas anecdotique. Elle explique la forme du lieu, sa cale basse et étroite, son acoustique particulière, et ce sentiment d’entrer dans un endroit qui n’a pas été conçu pour la musique mais qui l’a adoptée. Beaucoup de petites scènes parisiennes partagent cette trajectoire : un bâtiment d’usage devenu, par passion, un lieu de spectacle.

Ce qu’on y vit

concerts, open mic et cartes blanches

La programmation tourne autour de la chanson et des formes vivantes. La saison ne s’arrête pas aux beaux jours : la péniche programme même en hiver, quand la Seine est grise et que la chaleur de la cale prend tout son sens. Certains rendez-vous reviennent régulièrement, donnant au lieu son rythme propre et sa communauté de fidèles.

Le cœur du lieu

Les concerts

Des artistes de la chanson et des musiques vivantes, joués dans une cale intime où le public est à quelques pas de la scène.

La scène ouverte

L’open mic

Des soirées où amateurs et artistes en devenir viennent essayer quelques titres devant un public bienveillant.

La liberté donnée

Les cartes blanches

Une soirée entière confiée à un artiste ou à un collectif, libre d’en faire ce qu’il veut.

Un tremplin pour la chanson française

Au-delà de son agenda, le bateau El Alamein s’est forgé une place de tremplin. Le lieu revendique le passage d’artistes aujourd’hui bien identifiés de la scène française, parmi lesquels on cite souvent des noms comme Les Fatals Picards, Oldelaf, Gauvain Sers ou Ben Mazué. Plusieurs ont fréquenté ce type de petites scènes avant de remplir des salles plus grandes.

C’est tout l’intérêt de ces lieux : ils servent de laboratoire. Un artiste y rode son répertoire, apprend à tenir une salle, gagne ses premiers vrais spectateurs. La disparition de ce maillon priverait la chanson d’un terrain d’essai que les grandes salles ne remplacent pas.

D’où vient ce nom ?

Le nom intrigue, car il n’a rien de fluvial. El Alamein est une localité d’Égypte, restée dans l’histoire pour la bataille qui s’y est déroulée en 1942, l’un des tournants de la Seconde Guerre mondiale sur le front d’Afrique du Nord. La péniche en a vraisemblablement hérité, comme bien des embarcations qui portent des noms de lieux ou d’événements sans rapport direct avec leur usage actuel.

Ce décalage entre un nom de bataille et un lieu de fête tranquille fait partie du charme de l’endroit. Il rappelle que les péniches, objets utilitaires baptisés au gré de leurs propriétaires successifs, traînent souvent derrière elles une petite histoire qu’on ne soupçonne pas.

Un lieu attachant mais fragile

Comme beaucoup de petites scènes, le bateau El Alamein traverse une période délicate. Ces dernières années, la hausse des charges et des coûts d’occupation du domaine, conjuguée à des épisodes de baisse de fréquentation, a fragilisé son équilibre économique. Le lieu a fait part publiquement de ses difficultés, sans qu’il soit utile de figer ici des chiffres qui évoluent.

Ce genre de situation dépasse le cas d’une seule péniche. Les lieux intermédiaires, trop petits pour les grandes tournées et trop exposés aux frais fixes, sont les plus vulnérables. Pour qui aime la chanson vivante, soutenir ces scènes reste simple et concret : y aller, prendre une place, consommer sur place, et faire connaître la programmation autour de soi.

Le bateau El Alamein est-il un bateau de croisière ?

Non. C’est une péniche culturelle amarrée à demeure sur la Seine. On n’y embarque pas pour naviguer : on y descend pour assister à un concert, une scène ouverte ou une soirée, au fil de l’eau.

Où se trouve le bateau El Alamein ?

Sur la Seine, dans le 13e arrondissement de Paris, du côté de la Bibliothèque nationale de France et de la passerelle Simone-de-Beauvoir.

Quelle est l’histoire de cette péniche ?

C’était à l’origine une péniche de commerce, comme celles qui transportaient des marchandises au milieu du XXe siècle. Elle a été reconvertie en lieu culturel au milieu des années 1990, devenant un espace de concerts et de rencontres artistiques.

Quels artistes y sont passés ?

Le lieu revendique le passage d’artistes aujourd’hui connus de la scène française, parmi lesquels on cite souvent des noms comme Les Fatals Picards, Oldelaf, Gauvain Sers ou Ben Mazué. Comme beaucoup de petites scènes, il sert de tremplin avant les salles plus grandes.

D’où vient le nom El Alamein ?

El Alamein est une localité d’Égypte, connue pour la bataille de 1942, l’un des tournants de la Seconde Guerre mondiale en Afrique du Nord. La péniche en a vraisemblablement hérité le nom, sans rapport direct avec son usage actuel.

On vient au bateau El Alamein pour une voix et une coque de métal sur l’eau noire ; on en repart en se disant qu’il serait dommage de laisser s’éteindre ce genre de lumière au bord de la Seine.