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Scooter BMW

quatre modèles, et c’est votre permis qui tranche

Un seul critère élimine vraiment, et il ne classe pas la gamme comme on l’imagine : chez BMW, la porte d’entrée est électrique.

Pilote en casque intégral et blouson de protection sur un scooter de route, en virage sur une petite route
Réponse rapide

BMW aligne quatre scooters : deux maxi-scooters thermiques, les C 400 X et C 400 GT, et deux électriques, les CE 04 et CE 02. Le critère qui décide n’est pas la motorisation mais le permis. Les 34 chevaux des C 400 les placent hors de portée du permis B assorti de la formation de sept heures et les rangent en catégorie A2. Les électriques, eux, existent en versions bridées accessibles au permis B, voire au permis cyclomoteur pour le CE 02.

  • Quatre modèles, deux familles : C 400 X et C 400 GT thermiques, CE 04 et CE 02 électriques.
  • Le piège : un C 400 n’est pas un gros 125, il demande le permis A2.
  • Le renversement : seul l’électrique bridé reste ouvert au permis B.
  • X ou GT : protection, rangement et une dizaine de kilos les séparent.

La gamme scooter BMW en 2026, en un coup d’œil

Quatre modèles, deux familles, et une confusion tenace à lever d’emblée.

Les maxi-scooters thermiques forment la première famille : le C 400 X et le C 400 GT, deux déclinaisons d’une même base mécanique produite depuis 2018 et retouchée depuis pour répondre à la dernière norme antipollution. Un monocylindre de 350 cm³, 34 chevaux, une transmission à variation continue. Le X joue la carte urbaine et dynamique, le GT celle du voyage.

Les électriques forment la seconde : le CE 04, maxi-scooter au dessin anguleux lancé en 2021, et le CE 02, plus petit, plus léger, pensé pour un public jeune. Ces deux-là ont leur propre logique de puissance, d’autonomie et de recharge, et ils sont traités en détail ailleurs sur ce site.

Le point commun des quatre n’est ni la motorisation ni le style. C’est le permis, et c’est là que la gamme réserve sa surprise.

Le piège du permis

un C 400 n’est pas un gros 125

Beaucoup d’acheteurs arrivent sur le C 400 en venant d’un 125, avec un permis B et la formation de sept heures en poche. Ils repartent souvent avec une mauvaise nouvelle.

Les 34 chevaux du monocylindre placent le C 400 très au-dessus du plafond de puissance de la catégorie qui autorise la conduite d’un 125 en France. Cette catégorie s’arrête à 15 chevaux, quel que soit le carburant. Le C 400, lui, relève du permis A2, dont le plafond se situe à 35 kW — ce qui laisse d’ailleurs une marge confortable, puisque les 25 kW de la machine ne s’en approchent pas. Un titulaire du permis A peut évidemment le conduire aussi.

Chez BMW, ce sont donc les électriques qui restent accessibles au titulaire du permis B, pas les thermiques. Le CE 04 existe en deux configurations : la plus puissante demande un permis moto, mais la configuration bridée place la machine dans la catégorie équivalente au 125, celle qui s’ouvre avec le permis B et la formation. Un automobiliste sans permis moto peut ainsi acheter un maxi-scooter électrique BMW, mais pas un maxi-scooter thermique BMW.

ModèlePuissance annoncéeCe qu’il faut avoir
C 400 X et C 400 GT34 ch (25 kW)Permis A2, ou permis A
CE 04, configuration hauteAu-delà du plafond 125Permis moto (A2 ou A)
CE 04, configuration bridéeÉquivalent 125Permis A1, ou permis B avec formation
CE 02, version la plus puissanteÉquivalent 125Permis A1, dès 16 ans
CE 02, version la plus bridéeÉquivalent cyclomoteurPermis AM, dès 14 ans

Reste à savoir ce que suppose le passage au permis A2 pour celui qui ne l’a pas. Il ne s’obtient pas en une journée : la formation associe une partie théorique et une partie pratique, avec un examen à la clé, et les délais dépendent surtout des disponibilités de l’auto-école et des places d’examen dans le département. Une progression est prévue ensuite vers le permis A, après une période de conduite sous la catégorie A2 et une formation complémentaire. C’est une démarche à engager avant de choisir un modèle, pas après avoir signé un bon de commande — les modalités exactes se vérifient auprès d’une auto-école, elles bougent.

Le CE 02, le seul qui s’adresse à ceux qui n’ont aucun permis moto

Ce modèle mérite mieux qu’une mention en passant, parce qu’il est le seul de la gamme qu’un adolescent peut conduire. Sa version la plus bridée relève du permis cyclomoteur, accessible dès quatorze ans ; sa version plus puissante relève du permis A1, à partir de seize ans, et se comporte comme un équivalent 125.

Il ne faut pourtant pas le lire comme un C 400 en plus petit. Le dessin, la position de conduite, les roues et le format le rapprochent davantage d’un deux-roues urbain minimaliste que d’un maxi-scooter : pas de tablier protecteur, peu de rangement, une autonomie taillée pour les trajets courts. Il répond à un besoin de mobilité de proximité, pas de déplacement quotidien sur voie rapide. L’acheteur qui en attend les prestations d’un C 400 sera déçu, et celui qui cherche un premier deux-roues électrique bien fini y trouvera son compte.

C 400 X ou C 400 GT

les trois écarts qui comptent

Les deux machines partagent le moteur, le châssis, la hauteur de selle — 775 mm, avec une selle plus basse en option — et l’essentiel de l’équipement électronique. La dernière évolution a doté les deux d’un écran couleur de 6,5 pouces, d’une connexion Bluetooth, de l’ABS Pro et du contrôle de traction. Le GT peut recevoir en option un écran plus grand.

Le premier écart est la protection. Le GT reçoit un pare-brise réglable et une bulle plus haute, ce qui change la fatigue au bout d’une heure de voie rapide bien plus que n’importe quelle ligne de fiche technique. Le X protège moins et assume un dessin plus compact.

Le deuxième écart est le rangement. La dernière mise à jour annonce un gain d’environ trois litres sur le X et d’environ douze litres sur le GT, poches avant comprises. À l’usage, cela sépare le scooter qui avale un casque intégral et un petit sac de celui qui n’avale que le casque.

Le troisième écart est le poids. Environ dix kilos séparent les deux modèles, autour de 204 kg pour le X et un peu plus de 210 kg pour le GT tous pleins faits. Dix kilos ne se sentent pas en roulant. Ils se sentent en manœuvrant à l’arrêt, dans un parking en pente ou en sortie de place en marche arrière poussée.

Sur l’autonomie, les deux se valent, et le chiffre mérite d’être posé parce qu’il tranche avec l’autre moitié de la gamme. Le réservoir contient 12,8 litres et la consommation annoncée tourne autour de 3,5 litres aux cent kilomètres, ce qui met le plein utile largement au-dessus de trois cents kilomètres. Un CE 04, dans le meilleur des cas, en revendique environ cent trente. L’écart n’invalide pas l’électrique — il dit simplement que les deux familles ne visent pas le même trajet.

Le coffre à volume variable, et sa limite

Le fond du compartiment sous la selle se déploie vers le bas pour gagner de la hauteur utile et loger un casque intégral. La contrainte est rarement dite : ce volume supplémentaire empiète sur l’espace occupé par la roue arrière en mouvement. Il ne s’utilise donc qu’à l’arrêt, et le fond doit être remonté avant de repartir.

Ce que la marque apporte face aux japonaises du segment

Le segment des maxi-scooters de moyenne cylindrée est tenu de longue date par deux références que la presse spécialisée cite systématiquement en regard des C 400 : le Yamaha XMAX 300 et le Honda Forza 350. La comparaison revient à chaque essai, et elle se résume à peu près toujours de la même façon.

Au crédit de BMW : une qualité de construction et une finition régulièrement soulignées, et un niveau d’équipement de série élevé sur la dernière évolution. S’y ajoute un réseau de concessions dont l’atelier travaille au quotidien sur des motos de grosse cylindrée — ce qui, concrètement, veut dire des mécaniciens formés à l’électronique embarquée de la marque, des outils de diagnostic maison et un stock de pièces dimensionné pour autre chose que du cinquantième.

Au débit : un tarif qui se situe au-dessus des japonaises, et un poids qui ne joue pas en sa faveur en usage strictement urbain.

L’arbitrage se joue donc rarement sur la mécanique, qui tient la route dans les trois cas. Il se joue sur ce qu’on est prêt à payer pour la finition et pour le réseau, et sur la fréquence des trajets où la protection du GT devient déterminante. Un usage exclusivement urbain sur des trajets courts ne justifie pas l’écart. Une utilisation quotidienne mêlant ville, voie rapide et intempéries le justifie beaucoup mieux.

Acheter un C 400 d’occasion

ce qu’il faut regarder

La gamme thermique existe depuis 2018, et c’est par l’occasion que passe une grande partie des acheteurs du segment. Deux générations cohabitent donc sur le marché, et l’écart n’est pas cosmétique : les machines d’avant la dernière évolution n’ont ni le grand écran couleur, ni la connexion Bluetooth intégrée, ni le même niveau d’aides électroniques, et elles répondent à une norme antipollution antérieure. Le rangement annoncé y est également plus mesuré.

Sur l’état mécanique, une transmission à variation continue impose ses propres points de contrôle, différents de ceux d’une boîte à vitesses. La courroie et les galets du variateur sont des pièces d’usure au remplacement périodique : demandez les factures, et méfiez-vous d’un kilométrage élevé sans trace d’intervention sur cet ensemble. À l’essai, une accélération qui patine, un régime moteur qui monte sans que la vitesse suive, ou des à-coups à la remise des gaz signalent un variateur fatigué. Contrôlez aussi l’état des plaquettes et des disques, un maxi-scooter de plus de deux cents kilos étant sévère avec ses freins en usage urbain.

La question du permis, elle, ne change pas d’un iota à l’occasion. Un C 400 de 2019 demande le même permis A2 qu’un modèle sorti l’an dernier.

Le C1, le scooter à toit que BMW ne relance jamais

Le sujet revient à chaque nouveauté de la marque, alors autant le traiter. Le C1 a été produit à partir de 2000, d’abord en 125 cm³ puis en 176 cm³ à partir de 2001. Sa particularité tenait à sa cellule : deux arceaux de sécurité, une structure enveloppante, un toit, et un harnais quatre points qui maintenait le conducteur assis comme dans une voiture.

L’ambition n’était pas esthétique, elle était réglementaire. Ce dispositif a valu au C1 une dispense de port du casque dans plusieurs pays européens, dont la France, l’Allemagne, l’Italie, la Suisse et l’Espagne. Le Royaume-Uni, lui, a refusé l’exemption, ce qui a lourdement pesé sur les ventes d’un marché où la machine était pourtant bien accueillie.

Le C1 a donc démontré quelque chose de réel : qu’un deux-roues pouvait obtenir un statut réglementaire distinct grâce à sa structure. Ce qu’il n’a pas démontré, c’est qu’un public suffisant était prêt à payer pour cela. La production s’est arrêtée à l’automne 2002, après trois saisons. À ce jour, aucun scooter à toit ne figure au catalogue de la marque.

Quel scooter BMW pour quel usage

Le permis vient en premier, parce qu’il élimine sans discussion. Sans permis moto, seuls le CE 04 en configuration bridée et le CE 02 sont envisageables. Avec un A2 ou un A, toute la gamme s’ouvre.

La recharge arrive juste derrière. Un électrique sans point de charge à domicile ou sur le lieu de travail devient une contrainte quotidienne, pas un confort. Si la recharge n’est pas résolue, la question de l’électrique se referme d’elle-même, quelles que soient ses qualités.

Vient ensuite la nature des trajets, qui compte davantage que leur longueur. En trafic dense, avec du stationnement à trouver et des créneaux serrés entre deux voitures, deux cents kilos deviennent un handicap réel, et le CE 02 ou un 125 classique rendent un meilleur service. Dès que la voie rapide et les intempéries entrent dans le quotidien, le C 400 GT prend l’avantage grâce à sa protection. Entre les deux, le C 400 X et le CE 04 se disputent le terrain selon que l’on privilégie l’autonomie ou le silence.

Un dernier repère pour trancher : si vous hésitez encore entre thermique et électrique après avoir répondu à ces trois questions, c’est que la recharge est possible et que les trajets sont mixtes. Dans ce cas précis, le coût d’usage au kilomètre départage plus sûrement que la fiche technique.

Peut-on conduire un BMW C 400 avec le permis B ?

Non. Ses 34 chevaux dépassent largement le plafond de la catégorie qui autorise la conduite d’un 125 avec le permis B et une formation de sept heures. Le C 400 relève du permis A2, ou du permis A.

Quelle différence entre le C 400 X et le C 400 GT ?

Même moteur, même châssis, même hauteur de selle. Trois écarts comptent : le GT reçoit un pare-brise réglable et une meilleure protection, il gagne davantage de rangement lors de la dernière mise à jour, et il pèse une dizaine de kilos supplémentaires, ce qui se sent en manœuvre à l’arrêt.

Le BMW CE 04 est-il accessible sans permis moto ?

Dans sa configuration bridée, oui : la machine se range alors dans la catégorie équivalente au 125, accessible avec le permis B accompagné de la formation de sept heures. La configuration plus puissante, elle, demande un permis moto.

Combien pèse un maxi-scooter BMW ?

Environ 204 kg tous pleins faits pour le C 400 X, un peu plus de 210 kg pour le C 400 GT. Ce poids ne gêne pas en roulant ; il se fait sentir en manœuvre, sur un parking en pente ou en marche arrière poussée.

Que vérifier sur un C 400 d’occasion ?

L’entretien du variateur en priorité : courroie et galets sont des pièces d’usure, exigez les factures. À l’essai, un régime qui monte sans que la vitesse suive trahit un variateur fatigué. Vérifiez aussi les freins, et sachez qu’une machine d’avant la dernière évolution n’a ni le grand écran ni le même niveau d’aides.

BMW va-t-elle refaire un scooter à toit comme le C1 ?

Aucun modèle de ce type ne figure au catalogue. Le C1 a été produit de 2000 à l’automne 2002 et devait à ses arceaux et à son harnais une dispense de casque dans plusieurs pays européens, refusée au Royaume-Uni.

Sur ce segment, la fiche technique se lit après le certificat d’immatriculation du permis : commencez par ce que vous avez le droit de conduire, la gamme se réduira d’elle-même à deux ou trois candidats.