Coupé de luxe noir photographié en studio sur fond sombre, carrosserie sculptée mise en lumière
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Automotive Design Network

Vélizy et le design auto en réseau

Un centre de design précis près de Paris, et tout un milieu derrière l’expression.

Réponse rapide

« Automotive Design Network » (ADN) désigne d’abord un lieu : le centre de design de PSA, devenu Stellantis, installé à Vélizy près de Paris depuis 2004. Peugeot, Citroën et DS y dessinent leurs voitures dans des studios séparés. Par extension, l’expression renvoie au réseau du design automobile.

  • Un lieu précis : l’ADN de Vélizy-Villacoublay, en région parisienne.
  • Trois marques : Peugeot, Citroën et DS, sous un même toit mais des studios distincts.
  • Un écosystème : studios maison, carrossiers indépendants, médias et écoles.
  • Des portes d’entrée : écoles de design transport et médias spécialisés pour suivre le milieu.

« Automotive Design Network »

de quoi parle-t-on au juste ?

L’expression renvoie à deux réalités qu’on confond souvent. La première est un lieu très précis : l’ADN, pour Automotive Design Network, le centre de design installé à Vélizy-Villacoublay, en région parisienne. C’est là que sont dessinées les voitures des marques françaises du groupe PSA, devenu Stellantis.

La seconde lecture est plus large. Le « réseau » du design automobile, c’est la façon dont les studios, les écoles, les médias et les professionnels du dessin de voiture sont reliés entre eux. Un centre comme celui de Vélizy ne vit pas isolé : il recrute dans des écoles, dialogue avec des studios extérieurs et s’inscrit dans une concurrence internationale très lisible pour qui suit le secteur. On traite les deux ici : d’abord le cas concret et français, ensuite la mécanique d’ensemble.

L’ADN de Vélizy, le cas le plus connu

Un centre né en 2004 pour réunir le design du groupe

Le centre a été inauguré en 2004 par PSA Peugeot Citroën, sur le site technique de Vélizy. L’idée était simple à formuler, plus difficile à réaliser : rassembler au même endroit les équipes qui imaginent les futurs modèles, des premières esquisses aux maquettes grandeur nature. Le bâtiment a été pensé pour le dessin automobile de bout en bout, avec des espaces dédiés au modelage, à la visualisation et à la simulation.

L’investissement se comptait en dizaines de millions d’euros, et le site pouvait accueillir autour d’un millier de personnes, dont plusieurs centaines de designers. Ces chiffres donnent un ordre de grandeur plus qu’une photo figée : les effectifs et l’organisation évoluent avec le groupe. Sous Stellantis, le périmètre et l’appellation du centre ont bougé, mais l’essentiel reste stable : Vélizy demeure le cœur du design des marques françaises.

Peugeot, Citroën et DS sous un même toit

Particularité du lieu : plusieurs marques y cohabitent sans se mélanger. Les équipes Peugeot, Citroën et DS travaillent dans des zones distinctes. La logique tient en une phrase : favoriser l’émulation entre des identités fortes tout en évitant que les styles ne se contaminent. Une Peugeot ne doit pas ressembler à une Citroën, et la séparation physique des studios aide à tenir cette ligne.

Ce modèle, un toit commun pour des marques rivales du même groupe, n’a rien d’anodin. Il mutualise les outils lourds — modelage, réalité virtuelle, salles de présentation — tout en préservant ce qui fait vendre une voiture autant que sa mécanique : sa signature visuelle.

Comment s’organise le design automobile

Le centre de Vélizy illustre un schéma général. Chez la plupart des grands constructeurs, le design est d’abord interne, puis complété par des acteurs extérieurs et des antennes avancées. Ces trois briques forment, concrètement, le « réseau » du design auto.

Studio maison

Le design interne

Rattaché à la direction du style, il pilote l’identité de la marque sur le long terme. C’est le cas des groupes français, allemands, japonais ou coréens, chacun avec son quartier général créatif.

Carrossier

Les design houses

Des studios indépendants comme Pininfarina ou Italdesign, et autrefois Bertone, dessinent à la demande. Un constructeur leur confie une étude, un concept ou une série de niche quand il manque de temps ou veut un regard neuf.

Antenne avancée

Les studios à l’étranger

Souvent loin du siège, en Californie ou en Chine, ils captent les tendances et les usages d’un marché, puis les ramènent vers les équipes centrales. Leur rôle n’est pas de finaliser un modèle, mais de l’anticiper.

Les réseaux d’information et de communauté du secteur

Au-delà des murs des constructeurs, le milieu se tient informé et se reconnaît à travers quelques points de passage. Des médias spécialisés suivent les nominations de designers, les concept-cars et les exercices d’école. Car Design News est l’un des plus cités à l’international : il couvre les mouvements de carrière, les présentations et les concours étudiants.

Pour le lecteur curieux, deux repères concrets aident à entrer dans cette matière. Le concept-car est la vitrine la plus libre d’un studio : il montre une direction esthétique avant qu’elle n’arrive en série. Les concours de design, souvent ouverts aux étudiants, servent de tremplin et de terrain de repérage pour les écoles comme pour les recruteurs. Ces rendez-vous, plus les communautés en ligne où s’échangent croquis et analyses, tissent un fil continu entre professionnels, jeunes diplômés et passionnés.

S’intéresser au design auto et s’y connecter

Pour entrer dans ce milieu, le chemin le plus balisé passe par une école de design transport. Plusieurs établissements, en France et en Europe, sont identifiés par les recruteurs : on y apprend le croquis, le modelage numérique et physique, la culture produit et la présentation d’un projet. Le portfolio compte souvent autant que le diplôme.

Les profils recherchés ne se limitent pas au dessinateur de silhouette. Un studio a besoin de spécialistes du design extérieur, du design intérieur, des couleurs et matières, de modeleurs numériques et de gens capables de relier le style à la faisabilité industrielle.

Pour suivre le milieu

Pas besoin d’y travailler pour le comprendre : lisez les médias spécialisés, regardez les concept-cars présentés en salon, et repérez derrière chaque nouveau modèle le studio et le directeur du style qui l’ont porté.

Le « réseau » prend alors tout son sens. Un même nom de designer passe d’une marque à l’autre, un studio indépendant ressurgit sur un projet inattendu, et un lieu comme Vélizy reste, pour les marques françaises, le point fixe autour duquel tout cela gravite.

Automotive Design Network, c’est une entreprise ou un lieu ?

C’est avant tout un lieu : le centre de design de PSA puis Stellantis, à Vélizy-Villacoublay. L’expression sert aussi, par extension, à parler du réseau plus large du design automobile, fait de studios, de médias et d’écoles.

Quelles marques dessinent leurs voitures à Vélizy ?

Les marques françaises du groupe : Peugeot, Citroën et DS. Leurs équipes travaillent au même endroit, mais dans des zones distinctes pour garder des identités visuelles séparées.

Quelle différence entre un studio interne et un carrossier ?

Le studio interne appartient au constructeur et pilote l’identité de la marque dans la durée. Le carrossier, ou design house, est un studio indépendant qui dessine des voitures à la demande, pour un concept ou une série limitée.

Comment devient-on designer automobile ?

Le plus souvent par une école de design transport, où l’on apprend le croquis, le modelage numérique et physique et la présentation de projet. Le portfolio pèse souvent autant que le diplôme dans le recrutement.

Où suivre l’actualité du design auto ?

Dans les médias spécialisés comme Car Design News, à travers les concept-cars présentés en salon, et en suivant les concours de design ouverts aux étudiants, qui servent de vitrine et de repérage.

Derrière trois mots anglais, il y a un bâtiment près de Paris et tout un métier qui circule de studio en studio.