Électrique & hybride · Aides & primes

Prime à la conversion

supprimée, quelles aides en 2026 ?

La prime a disparu. Voici ce qui l’a remplacée et les aides réellement accessibles cette année.

Voitures électriques blanches branchées à une borne de recharge murale sur une place de parking
Réponse rapide

La prime à la conversion a été supprimée fin 2024 : elle n’existe plus en 2026.

  • Le bonus écologique aide encore l’achat d’un véhicule électrique, selon vos revenus
  • Le leasing social vise les ménages modestes, avec des loyers réduits
  • Des aides locales peuvent s’ajouter selon votre région ou votre métropole

La prime à la conversion existe-t-elle encore en 2026 ?

Non. La prime à la conversion a été supprimée. Sa fin a été annoncée fin 2024 et, depuis 2025, aucun nouveau dossier n’est accepté. Si vous tombez encore sur des pages qui affichent ses montants comme actifs, elles n’ont simplement pas été mises à jour.

Cette aide servait à financer le remplacement d’un vieux véhicule polluant par un modèle plus propre, à condition de mettre l’ancien au rebut. Elle a beaucoup compté dans le passage à l’électrique, mais elle pesait sur les finances publiques. L’enveloppe consacrée à l’aide à l’achat de véhicules propres a été nettement réduite — de l’ordre de 1,5 milliard d’euros en 2024 à environ 700 millions pour 2025 — et la prime à la conversion a fait partie des dispositifs abandonnés.

Concrètement, vous ne pouvez plus compter dessus. La bonne question n’est donc plus « combien vais-je toucher avec la prime à la conversion », mais « quelles aides existent aujourd’hui pour changer de voiture ».

Conversion, casse, bonus

trois aides à ne pas confondre

Une bonne partie de la confusion vient du vocabulaire. Trois aides sont souvent mélangées alors qu’elles ne répondent pas au même objectif.

Aide À quoi elle servait / sert Statut en 2026
Prime à la conversion Aide d’État liée à la mise au rebut d’un vieux véhicule en échange d’un modèle propre. Supprimée
Prime à la casse Terme large : ancien dispositif d’État, ou simple offre de reprise commerciale d’un constructeur. Variable (offres privées)
Bonus écologique Aide à l’achat ou à la location d’un véhicule électrique neuf, sans mise au rebut. Actif, sous conditions

Retenez l’essentiel : une remise commerciale sur reprise n’est pas une aide publique, même quand son nom y ressemble. Le soutien de l’État, lui, passe désormais surtout par le bonus à l’achat.

Ce qui remplace la prime en 2026

Le soutien public ne disparaît pas entièrement. Il se concentre sur l’achat de véhicules électriques et cible davantage les ménages modestes.

Le bonus à l’achat selon les revenus

Depuis le 1er juillet 2025, le bonus écologique a pris une nouvelle forme, financée via le dispositif des certificats d’économie d’énergie. Son montant dépend désormais du revenu fiscal de référence par part.

En 2026, l’aide atteint environ 4 200 € pour les foyers dont le revenu fiscal de référence par part est inférieur à 14 089 €, et environ 3 100 € pour un revenu par part compris entre 14 089 € et 16 800 €. Au-delà, l’aide tombe à zéro : les ménages les plus aisés n’y ont plus droit.

Plusieurs conditions encadrent le véhicule. Il doit être électrique, neuf, affiché sous 47 000 € TTC et peser moins de 2,4 tonnes. L’acheteur s’engage aussi à le conserver au moins douze mois et à parcourir un minimum de kilomètres — de l’ordre de 6 000 km — pour éviter les reventes immédiates.

Le leasing social pour les ménages modestes

À côté du bonus, le leasing social vise les foyers modestes qui veulent une voiture électrique neuve sans gros apport. Le principe : une location longue durée à loyer réduit, l’État prenant une partie du coût à sa charge.

Les loyers annoncés démarrent volontairement bas, de l’ordre d’une centaine d’euros par mois pour les profils les plus modestes, et l’accès reste réservé aux ménages dont le revenu fiscal de référence par part se situe sous un plafond proche de celui du bonus. Le dispositif a été reconduit pour 2026, mais il fonctionne par campagnes, avec un nombre de dossiers limité : la fenêtre d’ouverture se surveille de près, car elle se referme vite.

À vérifier avant toute démarche

Les montants, plafonds de revenus et fenêtres d’inscription changent chaque année, au gré du budget de l’État. Les chiffres ci-dessus valent pour 2026 au moment de la rédaction : confirmez-les toujours sur les sites officiels avant de vous engager.

Les aides locales et complémentaires

L’aide nationale n’est pas la seule piste. Des régions, des métropoles et certaines collectivités maintiennent leurs propres subventions pour l’achat d’un véhicule propre ou le retrait d’un ancien.

La Métropole du Grand Paris, par exemple, a proposé un surbonus de plusieurs milliers d’euros pour les ménages éligibles, cumulable avec l’aide nationale. D’autres territoires conditionnent leurs aides au fait d’habiter une zone à faibles émissions. Ces dispositifs évoluent souvent d’une année sur l’autre et dépendent du budget local : le réflexe utile est de vérifier directement auprès de votre région ou de votre intercommunalité.

Comment savoir à quoi vous avez droit

Plutôt que de retenir des montants qui changent chaque année, mieux vaut une méthode simple pour estimer vos droits réels.

  1. Repérez votre revenu fiscal de référence

    Il figure sur votre avis d’imposition, exprimé par part. Il conditionne presque toutes les aides nationales et détermine le montant auquel vous pouvez prétendre.

  2. Vérifiez le véhicule visé

    Motorisation électrique, prix sous le plafond, masse contenue : un modèle qui dépasse une seule de ces limites sort du dispositif, même de peu.

  3. Cumulez national et local

    Le bonus de l’État et une aide régionale ne s’excluent pas toujours. Renseignez-vous sur les deux avant de calculer votre reste à charge.

  4. Passez par les sites officiels

    Pour les barèmes à jour et le dépôt de demande, fiez-vous aux portails publics plutôt qu’à des comparateurs parfois périmés.

La prime à la conversion est-elle vraiment supprimée ?

Oui. Sa fin a été annoncée fin 2024 et, depuis 2025, aucun nouveau dossier n’est accepté. En 2026, le dispositif n’existe plus.

Pourquoi l’État a-t-il arrêté la prime à la conversion ?

Pour des raisons budgétaires. L’enveloppe consacrée à l’aide à l’achat de véhicules propres a été fortement réduite, et la prime à la conversion, jugée coûteuse, a été abandonnée au profit d’aides ciblées sur les ménages modestes.

Quelle aide remplace la prime à la conversion ?

Essentiellement le bonus écologique à l’achat d’un véhicule électrique, dont le montant dépend du revenu fiscal de référence, complété par le leasing social pour les foyers modestes et, parfois, par des aides locales.

Combien puis-je toucher en 2026 ?

En 2026, le bonus atteint environ 4 200 € pour un revenu fiscal de référence par part sous 14 089 €, et environ 3 100 € jusqu’à 16 800 €. Au-delà, l’aide nationale est nulle, et ces montants évoluent chaque année.

Où vérifier les conditions à jour ?

Sur les portails publics dédiés à l’aide à l’achat de véhicules propres et au service public, qui publient les barèmes en vigueur et permettent de lancer la demande.

Changer de voiture en 2026 demande surtout de partir de la bonne base : non pas une prime disparue, mais le jeu réel des aides à l’achat, lues à l’aune de vos revenus.