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Primes de l’aide-soignant

ce qui s’ajoute au salaire

Ségur, Grand Âge, indemnités de nuit : de quoi chaque prime dépend selon le statut et l’établissement.

Soignante en blouse bleue prenant la tension d'une patiente assise dans une chambre de soins.
Réponse rapide

Un aide-soignant peut cumuler plusieurs primes : le complément Ségur (autour de 180 à 190 € nets dans le public, un peu moins dans le privé), la prime Grand Âge en EHPAD (de l’ordre d’une centaine d’euros bruts) et des indemnités de nuit, dimanche et jours fériés. Le détail dépend du statut et du lieu d’exercice.

  • Socle Ségur : versé à presque tous, public comme privé.
  • Prime Grand Âge : pour l’accompagnement des personnes âgées.
  • Indemnités de sujétion : selon les nuits et week-ends travaillés.
  • Public, privé, domicile : trois ensembles de règles distincts.

La fiche de paie d’un aide-soignant ne se résume jamais au salaire de base. À ce socle s’ajoutent plusieurs primes, qui ne dépendent pas toutes des mêmes règles : certaines sont quasi générales, d’autres tiennent au lieu d’exercice ou aux horaires. Avant de comparer des montants, mieux vaut comprendre comment l’ensemble s’assemble, sinon on mélange vite des lignes qui n’ont rien à voir.

Salaire et primes de l’aide-soignant

comment ça se compose

Trois briques se superposent. D’abord le traitement de base, fixé par une grille selon le statut et l’ancienneté. Ensuite une revalorisation socle, héritée des accords du Ségur de la santé, qui concerne la grande majorité des aides-soignants. Enfin des primes variables, liées au type d’établissement ou aux conditions de travail.

Un point de vocabulaire évite bien des confusions. Une prime n’est pas la même chose qu’une indemnité, ni qu’un complément de traitement. Le complément Ségur, par exemple, s’ajoute au traitement indiciaire dans la fonction publique ; les indemnités de nuit ou de dimanche, elles, rémunèrent une contrainte précise. Toutes ces lignes finissent sur la fiche de paie, mais elles n’obéissent pas à la même logique.

PrimePour quiDe quoi ça dépend
Complément Ségur (≈ 180-190 € nets public)Presque tous les aides-soignantsStatut public ou privé
Prime Grand Âge (≈ une centaine d’€ bruts)Exercice auprès de personnes âgéesMission gériatrique, type d’établissement
Indemnités de sujétionTravail de nuit, dimanche, jours fériésHeures réellement effectuées
Des montants à vérifier

Les chiffres cités sont des ordres de grandeur, donnés en net ou en brut selon la prime, et ils évoluent au fil des accords. Pour une situation personnelle, seule la fiche de paie et les textes en vigueur font foi.

Le complément Ségur

le socle de revalorisation

C’est la ligne la plus connue depuis 2020. Le complément issu du Ségur de la santé a relevé la rémunération de la quasi-totalité des soignants, sans condition d’ancienneté ni de zone géographique. Dans la fonction publique hospitalière, il prend la forme d’un complément de traitement indiciaire ; dans le privé, d’un complément de rémunération équivalent.

En ordre de grandeur, ce complément tourne autour de 180 à 190 euros nets par mois dans le secteur public, et un peu moins dans le privé. Ce sont des repères, pas des montants gravés : ils évoluent au gré des accords et des revalorisations négociées. Mieux vaut donc retenir la logique — un socle versé à presque tous — que se fier à un chiffre figé.

La prime Grand Âge et les structures pour personnes âgées

Tous les aides-soignants ne travaillent pas au même endroit, et le lieu change la donne. Ceux qui exercent en EHPAD ou dans des structures accueillant des personnes âgées peuvent percevoir la prime Grand Âge, pensée pour reconnaître la spécificité de cet accompagnement.

Son montant se situe autour d’une centaine d’euros bruts par mois, là encore à vérifier selon les textes en vigueur et la convention applicable. Elle ne concerne pas, en principe, un aide-soignant affecté à un service hospitalier classique sans vocation gériatrique. C’est un bon exemple du fait qu’une prime suit la mission, pas seulement le métier.

Les primes liées aux conditions de travail

Une partie non négligeable de la rémunération vient des contraintes du planning. Le travail de nuit, les dimanches et les jours fériés donnent lieu à des indemnités de sujétion. Leur montant dépend du nombre d’heures réellement effectuées dans ces créneaux : un aide-soignant qui enchaîne les nuits ne percevra pas la même chose qu’un collègue de jour.

Selon les établissements, d’autres primes peuvent s’ajouter : sujétion spécifique à certains services, prime de service dans le public, indemnités liées à des fonctions particulières. Ces lignes varient beaucoup d’un employeur à l’autre, ce qui explique qu’à poste identique, deux fiches de paie diffèrent.

Public, privé, domicile

des règles différentes

L’écart le plus structurant tient au statut de l’employeur. Dans la fonction publique hospitalière, la rémunération suit une grille indiciaire et des primes encadrées par décret. Dans le secteur privé, clinique ou association, c’est la convention collective applicable qui fixe les compléments et les indemnités, avec des appellations parfois différentes.

Le cas de l’aide à domicile mérite une mention à part. La branche de l’aide à domicile a connu des reclassements et des hausses prévus par des avenants récents, qui ont amélioré la situation d’une partie des aides-soignants intervenant chez les particuliers. Là encore, le détail dépend des textes en vigueur au moment où l’on regarde. Retenir l’idée générale suffit : public, privé et domicile ne jouent pas la même partition.

Imposition, retraite et fiche de paie

Dernier point souvent flou : ces primes ne tombent pas nettes d’impôt. Dans la plupart des cas, elles sont soumises à cotisations sociales et entrent dans le revenu imposable, sauf exonérations ponctuelles décidées par les pouvoirs publics. Leur prise en compte pour la retraite varie aussi : certaines lignes comptent pour le calcul des droits, d’autres non, selon leur nature.

Pour une situation personnelle précise, le plus sûr reste de regarder sa propre fiche de paie et, en cas de doute, de se rapprocher du service ressources humaines ou des textes officiels. Les montants donnés ici tracent une carte d’ensemble, pas le détail de chaque contrat.

Quelles primes touche un aide-soignant ?

Principalement le complément Ségur, versé à presque tous, la prime Grand Âge pour ceux qui exercent auprès de personnes âgées, et des indemnités de sujétion liées au travail de nuit, le dimanche ou les jours fériés. S’y ajoutent parfois des primes propres à l’établissement.

Combien rapporte le complément Ségur ?

En ordre de grandeur, autour de 180 à 190 euros nets par mois dans le secteur public, et un peu moins dans le privé. Ce montant évolue au fil des accords : mieux vaut le considérer comme un repère que comme un chiffre figé.

La prime Grand Âge concerne-t-elle tous les aides-soignants ?

Non. Elle vise ceux qui travaillent auprès des personnes âgées, notamment en EHPAD. Un aide-soignant affecté à un service hospitalier sans vocation gériatrique n’y a en principe pas droit.

Ces primes sont-elles imposables ?

Dans la plupart des cas, oui : elles sont soumises à cotisations sociales et entrent dans le revenu imposable, sauf exonérations ponctuelles. Leur prise en compte pour la retraite dépend de leur nature.

Un aide-soignant à domicile a-t-il les mêmes primes qu’à l’hôpital ?

Pas exactement. L’aide à domicile relève d’une branche propre, avec ses propres règles et des reclassements récents. Le secteur public hospitalier et le privé ont chacun leurs grilles et leurs compléments.